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Une semaine pas comme les autres

141.111

Nouveau

Une veillée de prière où les disciples d’Emmaüs (Luc 24, 13-35) nous aident à entrer dans la dynamique de la Semaine Sainte. Cette veillée peut s'organiser très simplement avec un petit groupe de jeunes ou être largement développée afin d'entrer de plain-pied dans le mystère pascal.

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2,00 €

    Présentation

    Il y a sept étapes dans ce temps de prière qui peut se dérouler de multiples manières en fonction des attentes de ses organisateurs. Sept étapes, comme les sept jours d'une semaine et d'une semaine pas comme les autres.

    Les disciples d'Emmaüs se remémorent ce qu'ils viennent de vivre et, avec eux, nous nous préparons à entrer dans le mystère qui se trouve au cœur de la foi chrétienne : la résurrection de Jésus.

    1/ Les disciples marchent vers une sorte de nulle part.

    2/ Pourtant tout avait bien commencé.

    3/ La fête était belle et les traditions respectées.

    4/ C'est au jardin que tout s'accélère.

    5/ Et puis, tout s'écroule : une sentence, un silence, une croix.

    6/ Il est trois heures quand Jésus meurt.

    7/ Les disciples courent vers Jérusalem car ils viennent de vivre une expérience qui change tout : Jésus est vivant.

     

    Exploitations

    > Temps de prière initialement pensé pour des jeunes adolescents mais qui, après adaptations, peut être proposé au plus grand nombre.

    > Canevas possible pour une veillée de fin de Carême ou précédant la Vigile pascale.

    > Déroulement utilisable dans le cadre d’une liturgie de la parole au cours d’une récollection ou d’un rassemblement de jeunes.

    > Veillée de prière pour un camp d'été, pour une rentrée d'aumônerie, pour un rassemblement.

     

    Suggestions

    > Une veillée à imaginer avant une célébration eucharistique en été au soleil couchant.

    > Une prière du matin au départ d'une marche ou d'un pèlerinage afin de donner sens au déplacement physique et spirituel à vivre ensemble.

     

    Durée

    Le minimum est de 45 minutes en sachant que chacune des 7 étapes peut être plus ou moins développée.

     

    Participants actifs

    4 personnes (minimum) et quelques intervenants pour un geste ou une intervention parlée.

     

    Commentaire

    Quel que soit le temps liturgique, avec des jeunes, il est bon de prendre régulièrement la route des disciples d'Emmaüs.

    Avec eux, nous passons de l'histoire du Nazaréen à la foi en Christ ressuscité.

    Avec eux, nous marchons sur les chemins du doute, de l'ignorance, de l'incompréhension, du découragement, de la folie douce.

    Avec eux, nous rencontrons l'Autre, Celui qui nous ressemble mais qui nous échappe, Celui qui nous rassemble mais qui nous laisse totalement libres.

    Avec eux, nous regardons tomber le premier jour d'une Pâque perpétuelle et d'une Pentecôte annoncée.

    Avec eux, nous entrons dans l'auberge du pain béni, du pain partagé, du pain vivant.

    Avec eux, nous courons le risque de la conversion, du retour sans appel, du retournement radical.

    Le chemin inverse va au Levant.

     

    Contenu du dossier zip

    > 141.111-a / Déroulement complet de la veillée de prière (synopsis, textes, indications de mise en scène)

     

    + Bonus (éléments ajoutés sans contrepartie financière)

    > 141.215-b / Un diaporama méditatif

    > Trois textes afin de poursuivre seul ou à plusieurs la méditation.

     

    Tous les documents sont imprimables.

     

    Réseau www.envoix.fr

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    Ce dossier est à rapprocher du chant : "100.316 – Mais reste encore un peu".  Cliquez ici.

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    Ce dossier est à rapprocher de la méditation catéchétique : "141.215 - L'auberge du coeur brûlant"  Cliquez ici.

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    Renseignements

    Rédaction : Pierre-Michel Gambarelli

    Réalisations numériques : Christian Bachmann

    Format : pdf de 7 pages A4 + diaporama (version wmv)

    Prix : 2,00 € TTC

     

    Téléchargement de 141.111.zip : voir "Ajouter au panier"

     

     


    Premier texte

    Communiquer (Lc 24, 13-35)

     

    Étonnant mystère de la communication.

    Jésus est là, vivant, ressuscité, marchant avec eux, sur la même route qu’eux, et ni Cléophas ni l’autre ne le reconnaissent.

    Pourtant, au point de départ, tout va devenir possible parce que ces deux-là, marchant vers Emmaüs, sont déjà en train de communiquer de l’un à l’autre : « Ils s’entretenaient de tout ce qui s’est passé... »

    Ils ne sont pas murés dans leur solitude, prisonniers de l’événement.

    Ils ont perdu Jésus le crucifié mais il leur reste la Parole.

    Ils ne sont pas enterrés ni enfermés, ils communiquent entre eux.

     

    Toute la difficulté vient de ce qu’ils en savent trop.

    Ils savent tout.

    Ils savent tout sur Jésus, sur sa vie, sur sa mort et même sur les nouvelles de sa résurrection.

    Ils en savent même tellement qu’ils en sont aveuglés et que leurs yeux sont empêchés de reconnaître Jésus présent.

    Plus encore, ils vont jusqu’à reprocher à Jésus de ne rien savoir : « Tu es bien le seul à ne pas savoir ! »

    Échec du savoir.

     

    Jésus, pour communiquer, tente une approche : celle de la Bible.

    Il reprend l’histoire du salut, page par page, il commente, il explique, il met en lumière...

    Il ne se passe rien.

    Échec du catéchisme.

     

    Alors, sur l’invitation des deux disciples, Jésus partage avec eux le repas.

    Il prend le pain.

    Il fait le geste du pain et les aveugles voient, les disciples reconnaissent Jésus.

    Mais Jésus a déjà disparu de devant leurs yeux, parce que désormais c’est l’absence de Jésus qui révèle sa présence.

    Il a fallu un geste, une expérience.

    Il a fallu qu’il se passe quelque chose.

    On ne communique pas la foi avec des mots.

    Il ne suffit pas de tenir des discours sur la foi.

    Rien ne sert de causer sur la foi, s’il ne se passe rien.

    La communication de la foi est révélation.

    C’est toujours une expérience.

     

    Jean Debruynne (Ouvrez – 978-2708880313 – page 138)

     

     

    Deuxième texte

    Seigneur Jésus, souviens-toi

    de cette petite maison là-bas à Emmaüs,

    et du bout du chemin qui y conduit

    quand on vient de la grande route.

    Souviens-toi de ceux qu’un soir, tu abordas là-bas,

    souviens-toi de leurs cœurs abattus

    souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent,

    souviens-toi du feu dans l’âtre

    auprès duquel vous vous êtes assis,

    et d’où ils se relevèrent transformés,

    et d’où ils repartirent vers les prouesses d’amour …

     

    Regarde-nous.

    Vois, nous sommes tous pèlerins d’Emmaüs,

    nous sommes tous des hommes qui peinent

    dans l’obscurité du soir,

    las de doutes après les journées méchantes.

    Nous sommes tous des cœurs lâches, nous aussi.

    Viens sur notre chemin, brûle-nous le cœur à nous aussi.

    Entre avec nous t’asseoir à notre feu…

    Et qu’exultant de joie triomphale, à notre tour,

    nous nous relevions pour bondir révéler

    la joie à tout homme au monde

    en l’Amour à jamais jusqu’à notre dernier souffle…

     

    Abbé Pierre

     

     

    Troisième texte

    Prière à l'auberge d'Emmaüs

     

    Reste avec nous, Seigneur, le soir approche et le jour baisse ! »

    Au cœur de nos lassitudes et de nos nuits noires,

    nous avons besoin de ta lumière Seigneur.

    Une lumière qui éclaire, une lumière qui réchauffe.

     

    Seigneur, sur nos routes, tu viens à notre rencontre

    et tu marches à nos côtés.

    Béni sois-tu et prends pitié de nous.

     

    Ô Christ, ta parole nous éclaire

    et nous redonne courage.

    Béni sois-tu et prends pitié de nous.

     

    Seigneur, tu mets sur nos chemins “ces auberges”

    où nous pouvons partager en vérité.

    Béni sois-tu et prends pitié de nous.

     

    Collectif (rédigé lors d'une célébration - Pmg)