Vivre et annoncer l’Évangile.
Document réactualisé en février 2024.
Lors d’une célébration qui prend son temps, résumons en deux lettres, la mission que Dieu confie aux hommes à commencer par Abraham : Partir, non pas pour fuir mais pour ne pas s’enfermer.
Partir pour faire le premier vers les autres.
Utilisation : Liturgie de la parole, messe de rentrée ou fin d’une récollection, journées missionnaires, conclusion d’un rassemblement – Avec des enfants à partir de 10 ans.
Temps liturgique : Comme Jésus envoie les Douze en mission, tout chrétien est appelé à porter l’Évangile au monde entier. Mission universelle de l’Église (avant-dernier dimanche d’octobre).
Objectifs pédagogiques :
– Aborder la mission universelle de l’Église.
– Aider un groupe à se centrer autour de l’essentiel.
– Veiller à la qualité des attitudes corporelles du groupe au cours de la liturgie.
Libre téléchargement de la fiche de cette célébration qui prend son temps
C’est toi qui m’envoies
Seigneur, la mission que tu confies à Abraham est simple. Tu l’invites à partir sans qu’il sache où tu l’envoies et pourquoi tu l’envoies. Tu as un projet pour lui qui dépasse tout ce qu’il peut imaginer.
À mon tour d’accepter de me laisser guider par toi, en toute confiance, même si je ne comprends pas immédiatement ce que tu me veux. Je le sais maintenant, Seigneur, c’est toi qui m’envoies.
Seigneur, la mission que tu confies à Abraham est difficile. Tu lui demandes de tout quitter. Tu lui demandes d’avoir le courage de laisser le lieu qu’il connaissait bien pour un lieu inconnu.
À moi aussi, Tu me dis d’aller vers l’inconnu. D’oser partir à la rencontre des autres, de ceux que je ne connais pas et qui forcément me sont étranges puisque ce sont des étrangers. Je le sais maintenant, Seigneur, c’est toi qui m’envoies.
Seigneur, la mission que tu confies à Abraham est immense. Tu lui dis que ta volonté c’est de voir les hommes se rassembler derrière lui pour continuer à construire le monde que tu nous as donné.
Aujourd’hui, c’est à moi que s’adresse ce message. À moi de prendre le chemin d’Abraham et de poursuivre cette mission. Seigneur, tu n’as pas d’autre volonté que de faire notre bonheur. À moi d’aller le proclamer partout et toujours plus loin. Je le sais maintenant, Seigneur, c’est toi qui m’envoies.
(ce texte, lu par un ou deux animateurs, peut aussi être confié à quelques enfants qui ont préalablement travaillé le fond et la forme de cette prière)
Suggestions
1/ Porte trinitaire
Disposer un portique au milieu du lieu de prière.
Cette célébration se déroule autour d’une porte réalisée avec quelques éléments en bois ou en carton sous la forme d’un portique de trois éléments (deux verticaux et un horizontal). Une évocation de la foi trinitaire des chrétiens.
2/ Le signe de la croix
Commencer et achever cette célébration par un signe de croix.
Le terme « résurrection » traduit le mot grec « anastasis », qui signifie littéralement « action de se relever ». Nous entrons dans une des originalités de la foi chrétienne qui trouve sont équilibre dans la double nature du Christ : Tout homme et tout Dieu à la fois. L’humanité de Jésus, dimension horizontale de l’homme qui aligne le berceau (la vie) et le tombeau (la mort) – la porte de l’église de la Nativité de Bethléem fait davantage penser à l’entrée d’un tombeau qu’à l’ouverture qui conduit à la crèche – et la divinité de Jésus dont la résurrection conduit à cette notion de verticalité qui relie la terre et le ciel. Le signe de la croix des chrétiens allie ce double mouvement à la fois vertical et horizontal.
3/ Le passage
Organiser ce temps de prière près d’un passage original (un gué, une grotte, une passerelle…). Passage est la traduction du mot « pâque » (le passage de la Mer Rouge au temps de Moïse afin de se rendre en terre de liberté. Abraham, Moïse, Jésus… Passer du désert au jardin, passer de l’esclavage à la liberté, passer de la mort à la vie…
La foi est un passage et le croyant toujours à la recherche de la porte qui ouvre sur l’ailleurs.
4/ Une petite porte dans la grande porte
La célébration s’achève par une dernière démarche symbolique. Un à un, les participants quittent le lieu de ce temps de prière en passant par une toute petite porte. Un simple tissu obstrue le seuil d’un portail et une fente, une fissure, une faille fait office d’humble passage à l’image des trois pierres qui constituent la porte principale de l’église de la Nativité, à Bethléem, la basilique où l’on vénère la naissance de Jésus. (Vidéo ci-dessous)

Trois pierres seulement
Cette capsule présente la porte de la basilique de la nativité à Bethléem. Pour entrer dans le lieu traditionnel de la naissance de Jésus, il faut accepter de s’incliner…
« Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l’amour. Car la connaissance de Dieu engendre l’amour, et la connaissance de soi engendre l’humilité. (Mère Tere
Ce montage a pour vocation d’être projeté au cours d’une célébration où d’un temps de catéchèse.
Un temps au cours duquel des enfants, des jeunes, des adultes installent une crèche avec trois planches, trois cartons, trois tôles, trois panneaux, trois guirlandes… de quoi symboliser une porte étroite sous laquelle chacun peut passer en inclinant la tête.
Une démarche pour entrer en Avent, en Carême, en conversion à la suite de l’humble sauveur du monde.
Pace e bene
pmg@envoix.fr




